On a tous connu cette situation où un de nos amis fait un bruit monumental en mangeant, ou arrive systématiquement en retard, ou est adorable mais un peu trop collant …

Aujourd’hui je vous montre comment faire passer un message de manière douce et #bienveillante, même lorsque le sujet est délicat; pour ainsi éviter un #conflit.
Pour cela, je me repose sur des recherches en #CommunicationNonViolente, approche de résolution de conflit mise au point au milieu des années 1960, par Marshall B. Rosenberg, docteur en psychologie clinique. Pour en savoir plus : ICI
Prêt ? Allons-y !
Avant tout : ce qu’il ne faut pas faire !
Pour le choix de ces postures, je me reporte aux travaux d' Elias Porter « Les 6 attitudes en communication ». Pour en savoir plus, par ICI.
« Utiliser le « tu » »
Par exemple : « tu me fais du mal », « tu me cries dessus », « tu m’ignores »
En utilisant ce pronom, on met en accusation la personne, ce qui a pour effet de la bloquer émotionnellement. En effet, elle se sent mise en accusation, dévalorisée, incomprise, et souhaite se défendre, ce qui va donner lieu à un conflit.
Adopter une posture de :
- Jugement : « Je trouve que ce n’est pas très éthique ce que tu fais » ; « je ne te pensais pas capable d’agir aussi mal »
Effet négatif : Sentiment d’infériorité, inhibition, culpabilité, dissimulation, révolte, agressivité.
- Conseil : « Je pense que ça fonctionnerait mieux pour toi si tu faisais ça » ; « avec ton collègue, tu devrais être plus ferme ! »
Effet négatif : impression qu’il doit choisir cette solution, perte d’autonomie et de personnalité, sentiment d’infériorité
- Interprétation : « Je pense que tu agis comme ça parce que tu es encore immature » ; « Pourquoi tu fais ça ? Tu n’aimes plus ma cuisine ? »
Effet négatif : Si l’interprétation est fausse (lorsqu’il s’agit juste d’une projection de l’interlocuteur) cela peut déclencher de l’irritation, blocage, désintérêt, sentiment de ne pas être compris.
Alors après ce qu’il ne faut pas faire, voici mes conseils :
1. Les faits :

Lorsque vous vivez une situation inconfortable, essayez de comprendre pour quelle raison elle est inconfortable pour vous. Puis essayez d’isoler les faits, sans jugement, pour les signifier à votre interlocuteur, sans l’agresser ou le juger.
Exemple : « Il y a des traces de doigts sur les vitres » ; « ce dossier était à rendre pour hier »
2. Les ressentis :
Ensuite, parlez de ce que vous ressentez dans cette situation. « Quand je vois des traces sur les vitres, je me sens oppressé et mal à l’aise » ou « Quand je me rends compte que le dossier était à rendre pour hier, je me sens stressée et acculé »
3. Les besoins :
Puis, insistez sur ce qui pourrait vous rassurer, vous faire sentir mieux. « J’aurais besoin de me sentir à l’aise chez moi » ou « j’aurais besoin d’aide et de compréhension »
4. La proposition

Enfin, proposez une solution qui vous semble raisonnable pour répondre à ce besoin. Par exemple : « Je te propose que l’on se répartisse les tâches ménagères en mettant au point un planning » ou « Je te propose qu’on développe un rétroplanning pour nos prochains projets professionnels, pour pouvoir tout rendre dans les temps ».
Et maintenant je vous invite à le mettre en pratique, à me donner vos ressentis et me parler de vos expériences ! Je vous écoute :)
Maureen Sampic
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